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    Kate - Fiche de présentation

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    Joyce S. Cooper

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    Kate - Fiche de présentation

    Message par Joyce S. Cooper le Mer 22 Fév - 22:30

    Histoire :

    Passionnée. C’est ce qu’a toujours dit ma mère lorsqu’elle parlait de moi. Probablement qu’elle avait raison quelque part, après tout, celle qui nous donne la vie est censée nous connaître le mieux, non ? Je ne sais pas s’il s’agit d’une phrase bateau, d’un adage à suivre pour maintenir les convenances à un niveau acceptable, ou qu’il n’est question-là, que d’une logique approximative en référence à l’acte de création. Peu importe, parce que le fait était que maman partait parfois trop loin pour que ses propos soient dignes d’un véritable intérêt. Grande danseuse, elle avait arpenté les scènes de nombreux théâtres où encore aujourd’hui, des spectacles se jouent à guichet fermé. Cette femme avait touché les étoiles, au point d’en devenir une elle-même. Et c’était beau, je le reconnais. Outre les vidéos, les tableaux, et les photographies dont la surexposition ne pouvait que m’empêcher de passer à côté de ses triomphes, j’avais eu le droit, une fois, étant enfant, de venir la contempler en réel. Depuis les coulisses, mes yeux s’étaient écarquillés. Est-ce que cet ange était ma mère ? Depuis lors, j’avais mieux saisi son envie de réussite à mon encontre. Cela faisait quelques années que je dansais moi-même, sans avoir la motivation pour me tirer vers le haut. Et pouvoir l’admirer ainsi, percevoir une autre facette d’elle-même avait eu pour conséquence de créer un besoin de la rendre fière. Toute mon enfance, je l’ai passé à faire de mon mieux, à me pousser toujours plus loin. Pour elle, pour ses yeux qui se posent sur moi lors des périodes d’accalmie. Elle n’était pas vraiment folle ma mère, non… Elle avait juste un monde à elle. Et je voulais en faire partie. De tout mon être.

    J’ai été parfaite. Je crois. Bonne élève, malgré les difficultés de mon esprit à se concentrer sur les mots. J’avais travaillé autrement, favorisant la mémoire auditive, et les réponses orales. Sans compter le travail à côté. Ma recherche de reconnaissance m’avait poussé à exercer de nombreuses activités. Nous avions déjà la danse, mais je m’essayais au chant, puis à la peinture. Maman disait que j’étais une artiste qui se cachait. Elle avait raison. Quand ça me concernait personnellement, j’y allais avec tant de pudeur que mes professeurs me trouvaient comme enchainée. Comment comprendre que je donnais le maximum pour elle, et qu’elle était ma motivation ? Je n’étais pas une enfant égoïste, parait-il. Les voisins de l’époque vous diraient que j’étais souriante, amicale, et ouverte aux autres. J’aimais les gens, et je les aime toujours aujourd’hui, mais il faut croire que le temps finit par tout changer.

    Quand j’ai eu neuf ans, maman a épousé celui qui représenterait alors ma première figure paternelle véritable. Oh, bien sûr, elle avait eu des aventures, et pas qu’un peu. Elle était belle, charmante, et savait y faire avec son public. Et même si je n’aimais pas ces traits, que plaire aux autres m’était incompréhensible – si ce n’est plaire à ma mère – je ne pouvais qu’avouer combien elle était douée. Alors, il n’était pas rare qu’à l’occasion, j’arrive à la cuisine et y trouve un homme assis à ma place. Je ne pipais mot, me faisant discrète, et préparais le petit déjeuner. Ces matin-là, ce n’était pas à moi de faire celui de maman, non, elle préférait ne pas montrer, je suppose, que sa fille gérait la maison mieux qu’elle. Ce n’était pas sa faute, d’ailleurs, sa popularité lui avait toujours conféré cette aura de star ne s’abaissant pas aux choses pratiques de la vie. J’étais là pour elle, et réparer ses bêtises ne me gênait pas. Et puis, Anthony était arrivé. Il fut un bon père, sur de nombreux points, aidant maman à reprendre un peu plus contact avec la réalité. Mais je crois qu’il aimait son côté aérien, un peu hors du temps et fantaisiste. C’est ce qui me plut chez lui, qu’il n’essaye pas trop de la changer mais qu’il soit pour elle. Maman était un ange tombé sur terre, et même si elle ne savait pas cuisiner de gâteau au chocolat pour mon anniversaire, elle était là le soir pour m’emmener au restaurant. Elle s’en souvenait toujours, alors les mauvaises langues qui pouvaient m’imaginer être plus une mère pour elle qu’elle ne l’était pour moi, je leur tournais le dos. Enfin, à l’époque. Seulement à l’époque.

    Anthony voulait savoir qui était mon père, ce qui m’intéressa. Maman ne lui a jamais répondu, et je suis retombée dans le silence concernant ce sujet. Elle n’avait jamais voulu me dire plus que le simple « c’était quelqu’un de bien, un artiste, comme moi. » Mais ça ne m’offrait pas grand champ d’exploitation. Alors, j’avais fini par abandonner. Jusqu’à ce que mon beau père insiste un peu. Et les premières disputes commencèrent. Sincèrement, je ne sais pas comment nous en étions venus à ça, à ce climat sombre au sein de notre appartement. Anthony rentrait plus tard, et répondait mal à ma mère. Oh, avec moi, il se conduisait toujours bien, me soufflant que j’en avais trop fait pour Elle. Il était gentil, mais pour Maria – ma mère – j’aurais tout donné. Du coup, je ne savais pas comment me positionner. Lui me faisait à manger, alors que j’avais toujours eu l’habitude de m’occuper des repas. Indépendante assez tôt, c’est vrai, et plutôt débrouillarde, je ne m’amusais qu’à l’école où je laissais ma joie de vivre s’exprimer. Mais à la maison… Tout était compliqué. Et pesant. A mes douze ans, maman a commencé à boire. Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment on en était arrivé là. Mais j’étais suffisamment intelligente pour comprendre qu’elle buvait trop. Anthony ne faisait quasiment rien contre ça, soupirant souvent, criant beaucoup. Je n’étais pas bien, pas à l’aise là-bas. Seuls les moments où je pouvais me caler contre ma mère dans le canapé, et qu’elle refermait ses bras autour de moi me donnait envie de continuer, de lui offrir encore et toujours cette force que je n’avais eu que pour elle. Enfin… Que j’avais développé grâce à elle, pour elle, c’est vrai, mais qui s’était approfondie au point que j’étais protectrice avec tous ceux que je connaissais. Je faisais passer les autres avant mes « besoins » comme disait mes voisins, couple témoin de tout ce qui avait été ma vie. Mais ça m’allait. C’était bien. Et puis, j’étais volontaire, alors ça aidait.

    L’année de mes douze ans n’a pas été des plus simples. Vraiment. Mon beau père restait avec moi, cherchant ma présence pour se rassurer d’avoir une famille, je pense. Et maman restait un peu trop dans son monde, caressant de temps à autre ma joue quand on se croisait dans les couloirs. Une semaine avant mon treizième anniversaire, maman eu un accident de voiture. Elle se tua, avec près de 2g d’alcool dans le sang, entrainant la fin de mon monde. Anthony vint me chercher à l’école pour me l’annoncer, et je crus réellement mourir. Me ramenant chez nous – pouvais-je l’appeler encore comme ça ? – il me borda, et resta avec moi jusqu’à ce que je cesse de pleurer. Me serrant contre lui, c’est là que les choses dérapèrent. Je ne compris pas tout de suite ce qu’il faisait, et encore aujourd’hui, j’ai dû mal à assimiler mes souvenirs. A la question que je lui posais, il me répondit un simple « c’est pour toi que je suis resté » et c’est là que tout restait flou à présent. Le seul truc dont je me souvenais vraiment, c’est que j’étais partie. J’avais quitté l’appartement avec un sac sur le dos, et le visage ravagé par les larmes avant de disparaitre purement et simplement.

    C’est lors de cet égarement que le loup me trouva. J’étais perdue, mon esprit n’analysait plus tellement ce qui m’entourait, mais l’idée qu’un loup semblant sauvage se tienne devant moi, ça m’avait un peu refroidi. Et puis en même temps… Je m’en foutais. Qu’il me bouffe, tiens, qu’il cesse tout ça. Malheureusement, il en avait décidé autrement, même si ce concept était bizarre. Un loup qui a une conscience propre ? Ouais, je fus bien obligée de le reconnaitre par la suite. Je rencontrais Lupa, et agissais comme un automate. Bien sûr que j’étais surprise, et que la peur était là, quelque part, mais la tristesse, l’incompréhension et une sorte de colère brûlaient plus fort encore. Apparemment, les épreuves furent réussies. Grâce à la colère, certainement. Combattre ses propres démons, vaincre ses peurs, si j’avais bien compris. Franchement, ma claustrophobie était alors le cadet de mes soucis et il fallait croire que j’y étais parvenue. A quoi ? Je ne le saurais que plus tard. En rejoignant ce qui deviendrait ma nouvelle maison.

    Le Camp Jupiter. Autant dire tout de suite que j’avais été horrible. Bien loin de la fille serviable, et ouverte que j’étais enfant. Dure, butée, ironique, mes propos étaient cinglants, et je ne faisais confiance à personne. La première année fut très pénible, pour moi comme pour les autres. Mais force me fut de comprendre, et d’accepter que les romains étaient des fortes têtes. Certains d’entre eux parvinrent à me… ramener. Une partie de moi. Je restais plus dure qu’autrefois, mais la gentillesse, et l’empathie qui étaient miennes revinrent. Mon deuil fut terminé. Et mon pouvoir s’éveilla. Le don de guérir. Un sourire empli d’incompréhension, parce que je n’osais pas y croire, fleurit sur mes lèvres en comprenant de quoi il s’agissait. C’était si… Si… Normal. Pouvoir soigner les autres avec mon don, et apprendre à les protéger grâce à la légion. J’étais enfin à ma place. Je pouvais tourner la page. Et vivre. J’avais quinze ans.

    L’arrivée de Cronos, l’existence des grecs, Gaïa, toutes ces informations me rendirent méfiante. Les changements, j’avais dû mal avec. Surtout maintenant que j’avais une maison, une famille. Je ne voulais qu’il ne leur arrive rien. Les grecs étaient une sorte de menace, mais les divinités étaient bien plus dangereuses encore… Face à ces nouvelles, je me tenais un peu en retrait, sérieuse et contrôlée. Mais s’il le fallait, je foncerais. Sans problème.

    Profil :

    Nom • Keystone Prénom(s) • Kathleen & Ally Surnoms • Kate - Katy - Kat' Date de naissance • 7 Janvier 1988 Âge • 23 ans Lieu de naissance • New-York Origine • Américaine Années passé dans votre camp • 10 ans Statut social • Célibataire Orientation sexuelle • Hétéro Avatar • Teresa Oman Crédit • Koko
    Élément • Air & Feu Parent divin • Apollon Pouvoir (un seul) • Guérison Arme et objet magique (une arme et un objet ou deux armes) • Un arc et une boussole qui indique la direction de la personne à laquelle on pense. Camp choisi • Romains Rêve d'avenir • Être utile à la société.

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